Divers projets et variantes de lignes de chemin de fer (1867). Seule la partie Angoulème-Nontron a été effectivement réalisée
1865 En octobre ont lieu les travaux de couverture de l'église et du presbytère, travaux effectués par M Aupy Pierre habitant à Varaignes, pour un montant de 175F. 1866 18 novembre, Bernard André jeune, Bernard André aîné et Donzeau acceptent de céder gratuitement une partie de leur terrain pour le chemin vicinal n°3 en projet. La population de Teyjat est de755 habitants. 1867 En 1866 et 1867, l'instituteur M Légère, organise pendant la mauvaise saison une classe d'adultes tous les soirs. Le compte-rendu du conseil nous apprend que « cette classe, dirigée avec soin et intelligence était fréquentée par un assez grand nombre de jeunes gens, non seulement de la commune de Teyjat mais encore par les jeunes gens des communes voisines. » Dans ces années, l'école de Teyjat est encore mixte mais la préfecture demande que dans ce cas, la direction des travaux à aiguille des jeunes filles soit confiée à une femme. La tâche est confiée à Mme Légère, épouse de l'instituteur. 1868 Il est de toute première urgence de faire l'acquisition d'un maître autel en marbre avec chandeliers assortis car celui qui sert au culte, en très mauvais état, « ne permettrait bientôt plus à M le curé de célébrer la messe ». Une somme de 1000F est votée pour l'acquisition du maître autel et de ses accessoires. 28 mai : le conseil approuve des réparations à l'école et en particulier l'établissement de « lieux d'aisances pour M l'instituteur et les enfants de l'école qui seront faits et placés dans les conditions prescrites par les règlements ». 1869 Il est à nouveau question de l'école et du traitement de l'instituteur. A cette époque, les instituteurs perçoivent un traitement annuel fixe de 200F complété par une contribution des élèves. Les élèves paient en fonction de leur niveau :1F 50 par mois pour le 1er niveau, 2F pour le second et 3F pour le 3ème. Les montants ont augmenté de 50% depuis 1857. En 1869, les contributions se sont élevées à 235,50 F. En considérant une moyenne d'une douzaine de francs par an et par élève, cela représente une vingtaine d'élèves, plus peut-être quelques indigents qui ne payaient pas ; somme toute, un taux de scolarisation relativement faible puisque on peut estimer à environ 400 la population d'enfants dont une bonne moitié en âge scolaire. 17 avril : le conseil donne son appui à la demande de la commune de Javerlhac qui souhaite obtenir une foire par mois. 27mai : Un rapport détaillé de l'inspecteur primaire de l'arrondissement de Nontron met en évidence le grand besoin de réparations à la maison d'école. Le conseil vote une somme de 700F. 12 septembre : La maison d'école est dans un tel état de délabrement qu'il faudrait de fortes dépenses pour la remettre en état, sans pour autant pouvoir agrandir la classe devenue trop petite. Le maire propose d'acquérir une maison voisine plus spacieuse qui permettrait d'accueillir le logement de l'instituteur, une classe plus grande et la mairie. Après négociations, son propriétaire, M Lidonne accepterait de la céder pour 3460F. Pour le financement, on compte sur le budget de réparation et la vente de l'ancienne école, la vente de communaux et on sollicite une subvention de l'état. 1870 Contrairement aux guerres du premier empire, la guerre de 1870 ne laisse que peu de traces dans la vie locale. La chute du second empire, les évènements de la commune et l'avènement de la IIIème république n'ont pas davantage suscité de communiqué ni de commentaires de la part du conseil. L'habillement, l'équipement et 3 mois de la solde des gardes nationaux mobilisés sont à la charge des communes qui doivent pour cela s'endetter. A partir de 1871 (loi du 11 septembre), ces dépenses seront supportées par l'état qui remboursera les communes en 5 annuités.
Le conseil en 1878
26 mai : Travaux urgents au cimetière. « … il est de la plus grande urgence de procéder à la clôture du cimetière dont les murs croulant de toutes parts, laissent l'entrée de ce lieu sacré libre à tous venants et principalement aux animaux ; que cet état de choses étant contraire à la convenance, il convient de le faire cesser le plus promptement possible… » La commune qui vient de s'endetter de la somme ‘énorme' de 4000F pour les réparations de l'église et du presbytère n'a plus un sou vaillant et demande une aide au préfet. 1863 23 janvier : Le conseil estime que les travaux exécutés par M Bonneau, entrepreneur, pour les réparations de l'église et du presbytère, ne sont pas conformes au cahier des charges : Le béton est déjà traversé, le bois employé pour les portes de mauvaise qualité, les travaux n'ont été terminés que le 5 octobre 1862, avec un retard de 65 jours. 1864 20 mars : Suite de l'affaire des travaux. Le préfet juge convenable de désigner une personne de l'art pour vérifier la conformité des travaux. 4 juin : Selon un arrêté du maire, tout animal mort doit être enfoui le jour même 4 juin : Selon un arrêté du maire, tout animal mort doit être enfoui le jour même à 1m 50 cm de profondeur sur le terrain du propriétaire, profondeur portée à 2m 60cm si l'animal est mort de maladie contagieuse. Dans le registre des comptes du maires, placé bizarrement à la suite des délibérations de 1864, on relève parmi les paiements de réparations et prestations diverses : « Donné à la veuve Ribot dix francs pour avoir logé chez elle une vieille pauvre pendant un an. » « Payé à Bernard Durant 1F50 pour avoir conduit la femme Campo, aliénée, à Nontron. »
1871 28 mai : Le conseil renouvelle son appui à la demande de Javerlhac d'obtenir une foire par mois en argumentant : « Considérant l'importance qu'offrira à notre commune le tracé du chemin de fer d'Angoulème à Nontron passant à Javerlhac ; considérant l'expansion que le commerce tend à prendre dans toute la France par suite de l'instruction qui se répand partout et par contre des progrès de l'agriculture, les besoins d'échanges de produits entre les différentes contrées du pays étant une conséquence des bienfaits de la civilisation, est d'avis à l'unanimité qu'il soit fait droit à la demande de Javerlhac. » Le même jour, le conseil adresse ses félicitations à M Alfred Perrot pour sa belle conduite pendant la défense nationale, félicitations illustrées d'un petit couplet patriotique : « La France où le courage, le dévouement et le patriotisme ont fait des prodiges de bravoure et d'abnégation quand il s'est agi de repousser l'étranger envahisseur ; les hommes de cœur doivent être profondément attristés de voir à quel degré de démoralisation et d'égoïsme la patrie est tombée depuis vingt ans. Dans ce temps de couardise et de lâcheté où la France semble dégénérée, parce qu'on n'a pas voulu vaincre au nom de la République : Il est cependant des hommes qui ont fait courageusement leur devoir. Ainsi est-il juste de faire connaître et de les recommander à l'estime publique. La commune de Teyjat est heureuse de signaler un des ses braves enfants qui a fait tout son possible pour sauver la patrie en allant volontairement un des premiers au devant de l'ennemi. Le conseil municipal saisit avec empressement cette bonne occasion pour féliciter avec un légitime orgueil M Alfred Perrot de sa conduite pendant la guerre et de la décoration qu'il a su mériter de la République. Honneur donc à lui et à ceux qui sont allés bravement au devant du danger quand le devoir et le cœur les y ont appelés… mais honte aussi à ceux qui se sont cachés pour ne pas même remplir leur devoir de citoyens. » 15 octobre : M le sous-préfet fait état d'une pétition qui lui a été adressée en date du 28 septembre par M Perrot Léon, de Vaubrunet et signée par quelques habitants. Nous n'en avons pas le texte mais on en devine la teneur à partir des réactions du conseil : Les pétitionnaires estiment que les ‘villages' de Teyjat ne seraient pas assez représentés dans le conseil dont ils contestent de ce fait la légitimité. Ils réclament une représentation communale divisée en deux sections avec, on peut le supposer un nombre d'élus identique pour chaque section, et accusent au passage le conseil de parti pris et de sacrifier l'intérêt général à des intérêts particuliers. La pétition est bien sûr, rejetée à l'unanimité par le conseil.
De 1861 à 1880
1861 14 mars : La ligne de chemin de fer Angoulème-Limoges est projetée et différents tracés sont en enquête publique. Le tracé par le sud de Nontron est préféré car plus économique, plus avantageux à la commune, c'est aussi « celui qui dessert le mieux l'usine impériale de Ruelle, les minerais et les forges du Bandiat, les cantons de Nontron, de Mareuil et de St Pardoux, le seul qui se prête à l'établissement ultérieur d'une communication entre Angoulême et Périgueux par Brantôme. »
Signatures des membres du conseil en 1871
1872 La population de Teyjat est de 733 habitants. 1873 21 décembre : Présentation d'un plan et devis pour la construction d'un beffroi à l'église paroissiale : « Considérant qu'un beffroi ne pourra que consolider le mur de face tenant lieu de clocher et que le devis pour la construction et la fourniture n'est pas trop élevé ; Considérant que la charpente du clocher servant à abriter les cloches tombe en ruines et qu'il est urgent de le faire refaire et que la dépense serait à proportion plus élevée que celle de la construction d'un beffroi et présenterait beaucoup moins de solidité par égard au mur figurant le clocher ; Approuve à l'unanimité les plans et devis… » 1874 25mars : Entre autres devis et factures soumis au conseil : - devis des travaux au clocher et à la charpente de l'église par M Bontemps, charpentier : 330,04F - frais et honoraires de M Candie, architecte civil, pour les plans et devis des maisons d'école :107,80F qui ne lui seront payés que quand il aura apporté les modifications demandées. Le tracé du dernier tronçon du CV n°2 de Teyjat à Soudat est sujet à discussion. MM Barret, Bernard et Chalard sont désignés pour former une commission qui étudiera le meilleur tracé. Une réunion extraordinaire se tient à ce sujet le 7 juin suivant. « Puisque le conseil est appelé à émettre son avis sur le dernier tronçon du chemin vicinal n°2, il veut dire la vérité toute entière, ne serait-ce que pour faire regretter les dépenses considérables qu'on a occasionnées à la commune par les nombreux tracés qu'on l'a forcée à faire faire. Le conseil municipal tient à dire à la commune dont il a soutenu les intérêts qu'il n'a jamais provoqué ni approuvé les tiraillements qui se sont produits dans cette circonstance. De même que les grandes routes passent par les grandes villes… les moyennes dans les moyennes… les petites dans les petits endroits ou bourgs, de même aussi les plus petites devraient passer infailliblement dans les villages et les hameaux au lieu de chercher à les éviter. C'est ce qui est arrivé au tracé actuel. Deux villages de la commune étaient sur le parcours, Braugnac et le Chatelard. A première vue, tous les deux devraient bénéficier naturellement de cette route ; cependant, peu s'en est fallu qu'aucun ne profitât de cet avantage et c'est à grand peine si Braugnac a pu obtenir cette faveur. Tant que le tracé n'était approuvé que jusque Pierre-plate, on avait espéré qu'au lieu de prendre le versant à droite, on aurait pris à gauche pour aller passer au Chatelard mais aujourd'hui que le tracé est approuvé jusqu'à la fontaine de Lauterie, il ne reste plus au conseil qu'à faire des vœux pour que le chemin passe le plus près possible du Chatelard… » On trouve aussi dans les archives la copie non datée d'une lettre de Antoine Desmoulin, conseiller et propriétaire au Chatelard, adressée au préfet et qui relance la polémique, face à M Perrot : « …Je croyais qu'un honnête homme (il s'agit de M Perrot) avec de bons sentiments était appelé à soutenir les intérêts d'une commune devrait faire passer toujours les intérêts généreaux avant les intérêts particuliers, sans doute que mon contradicteur n'en ferait pas autant. Souvent ce qui honnore les uns deshonnore les autres. Il faut dire que M Perrot qui se pose comme un modèle de probité et d'honnêteté à suivre est l'homme qui a le plus contribué au tracé actuel de la route n°2 et qui a poussé la commune à de fortes dépenses en travaux et en indemnité tandis qu'il a empêché la route de passer dans le village du Chatelard où elle aurait été beaucoup plus utile et moins onéreuse ; tous les jours, il y a des éboulements considérables de terrains qui occasionnerons des frais incalculables d'entretien. Dans de semblables conditions, il faut une certaine audace pour venir critiqué et presque blamé le conseil municipal dans ce qu'il fait…» 30 août 1874 : « … la nommé Jeanne Marchapt veuve Lalande âgée de 70 ans, domiciliée dans cette commune au village de Chauffour, indigente secourue par la charité, se trouve atteinte d'une maladie intérieure qui d'après le certificat qui lui a éte remis par M Bonneau docteur médecin, exige de fréquentes visites d'un médecin, des médicaments et des soins, toutes les choses nécessairement très coûteuses et que cette pauvre femme ne pourrait certainement pas se procurer (son fils est idiot) si la commune ne venait à son secours ; que le moyen le plus simple et le plus sûr d'arriver à une guérison ou pour le moins à un soulagement était de demander son admission dans un hôpital, celui de Nontron par exemple, mais que pour obtenir cette admission, il était obligatoire de voter une somme de 0,90F par jour tant qu'elle aura besoin de rester dans ledit hôpital… » Le conseil vote à l'unanimité la somme réclamée par l'hôpital. A la même séance est votée l'acquisition de 8 ares de terrain appartenant à M Chalard pour l'agrandissement du cimetière pour le prix de 600F. Toujours à la même séance : « …Mr le président ayant proposé à l'assemblée de faire l'acquisition pour l'école de garçons déjà établie et pour l'école de filles qui, il l'espère, ne tardera pas à être établie dans la commune de deux exemplaires de la nouvelle carte routière du département, concédée aux communes au prix de dix francs l'exemplaire, M Barret dont le dévouement pour tout ce qui touche à l'instruction est bien connu, a généreusement offert de payer le coût des deux exemplaires… »
1875 12 avril : A cause de lenteurs administratives, le problème de l'école n'est toujours pas résolu malgré l'acquisition de la maison de M Lidonne quelques années plus tôt. « Le conseil municipal a lieu d'être surpris que cette question qui dure depuis trois ans n'ait pas été définitivement décidée à la dernière session du conseil général. En effet, l'ancienne maison d'école se lézarde de tous côtés et menace de s'écrouler. La maison achetée depuis trois ans n'étant pas habitée se détériore considérablement, la commune paye des intérêts et ne retire aucun revenu de cette maison … » Dans la même séance du 12 avril, un sujet ne fait pas l'unanimité au conseil : le choix de la future institutrice. « Le conseil municipal appelé à voter sur le choix d'une institutrice laïque ou congréganiste a pris cette délibération importante d'après les considérations suivantes : Considérant qu'un brevet est nécessaire à une institutrice laïque pour pouvoir enseigner, tandis qu'une lettre d'obédience suffit à une congréganiste et que les garanties de capacité existent plus pour l'une que pour l'autre. Considérant en outre que la France plus que jamais a besoin de se régénérer après ses grands malheurs par une éducation solide et patriotique. Le conseil municipal a voté à l'unanimité moins 2 voix, celles de M Pabot du Chatelard et de M Dapien François, maire et adjoint, en faveur d'une institutrice laïque. » Toujours le 12 avril, le conseil décide l'acquisition de petits jardins qui se trouvent au centre du bourg pour en faire l'actuelle place du village. L'occasion est d'autant plus favorable qu'un des propriétaires désire faire construire sur son terrain, ce qui en rendrait l'acquisition ultérieure plus difficile. « Considérant que le bourg de Teyjat est dans un pays riche et fertile et que dans l'avenir il peut prendre comme bien d'autres localités plus d'importance qu'il n'en a actuellement. Considérant que par sa position topographique, le bourg entouré de rochers formant un fer à cheval irrégulier et un amphithéâtre ne peut ni acheter ni créer une place publique ailleurs qu'au centre de ce fer à cheval… » Le conseil unanime vote l'acquisition de ces terrains. 1876 16 janvier : élection du délégué de la commune qui participera à l'élection du sénateur. M Donzeau Adrien est désigné par 5 voix contre 4 à M Desmoulin Antoine. 23 juin : Les travaux du CV n° 2 sont en cours, pour la partie entre Lauterie et le ruisseau de l'étang d'Assat. Les propriétaires demandent à être indemnisés. L'indemnité proposée est de 75F pour un are de pré et 30F pour un are de terre. 8 octobre : élection du maire et de l'adjoint. MM Pabot du Chatelard comme maire et Donzeau Adrien comme adjoint sont élus à l'unanimité des 12 suffrages exprimés. 12 novembre : Le conseil vote une somme de 80F pour venir en aide à Margueritte Fauconnet, veuve Saumagne , habitant le village de Quillac, âgée de 80 ans, malade et alitée depuis 4 ans. 1877 19 août : élection du maire et de l'adjoint. M Donzeau, l'ancien adjoint, est élu maire avec 9 voix contre 1 à M Chalard et 1 à M Desmoulin. M Chalard est élu adjoint avec 8 voix contre 2 à M Desmoulin et 1 à M Bernard. La création d'une école de filles, en projet depuis longtemps, est obligatoire, la commune comptant 776 habitants. L'école actuelle, destinée à devenir l'école de filles, a besoin de travaux et la maison acquise pour devenir l'école de garçons n'a toujours pas été mise en état. La commune doit donc faire face à de grosses dépenses : 7865F pour les deux écoles. 732F pour des travaux à l'église et au presbytère. 2250F pour l'agrandissement et la clôture du cimetière. Le conseil demande un secours de l'état et du département pour les écoles et propose la mise en vente de communaux qui rapporterait 727F. Malgré cela il manquerait encore 2420F pour lesquels un emprunt sur 13 ans est proposé.
Page suivante1878 18 avril : M Perrot est maintenant conseiller (la rature sur la liste ci-dessus montre qu'il sera remplacé par M Lidonne ; en quelle année ?) mais il s'oppose toujours aux autres membres du conseil à propos du CV n°2 : Le sieur Rougier Dauphin demande une compensation pour les 8 ares de terrain qu'il a concédés gratuitement pour le tracé du CV 2 et la rampe d'accès au village du Chatelard. M Perrot est d'avis de lui accorder mais le reste du conseil s'y oppose. M Rougier, par l'abandon gratuit de ses terres, aurait favorisé le tracé le plus onéreux pour la commune (par le vallon) et le conseil estime n'avoir aucun engagement vis-à-vis de M Rougier. 12 mai : L'architecte M Lacotte s'est rendu à Teyjat pour visiter le chantier de l'école et de la mairie (l'entrepreneur est le sieur Bertrand). Les ouvriers qui commencent à creuser le rocher ont découvert la présence de grottes d'une hauteur de 4 à 5 m (on est à côté de la ‘grotte de la mairie'). Le conseil reconnaît : « on ne songea pas à faire observer à cet architecte que des grottes immenses se trouvaient là. » Par crainte d'un effondrement et de travaux onéreux, il est décidé de déplacer la construction de 1,50m environ du côté de la cour. 28 juillet : Le 1er juillet, un orage a provoqué un désastre à Nontron et le préfet sollicite le conseil pour voter une aide à prendre sur les excédents de recette de la commune. En invoquant les dépenses auxquelles elle doit faire face, la commune regrette de ne pouvoir voter qu'une somme de 50F. 15 septembre : Le conseil concède gratuitement à M du Chatelard des parties de l'ancien CV2 en échange des terrains qu'il a fournis pour le nouveau tracé « à condition qu'il donnera un chemin à charrette conduisant de la fontaine du Chatelard au chemin vicinal n°2 et renoncera à toute indemnité ». 1879 14 février : Le traitement total pour l'année 1880 (fixe, rétribution scolaire et supplément) est fixé à 1200F pour l'instituteur et à 700F pour l'institutrice. L'égalité n'est pas encore dans les mœurs ! La rétribution scolaire est fixée à 16F par an « avec abonnement » ou 2F par mois « sans abonnement ». Pour la classe de garçons le produit de la rétribution scolaire est évalué à 212,50F, ce qui ne correspond qu'à une moyenne de 13 élèves (sans doute un peu plus l'hiver et un peu moins à la belle saison). Les travaux des écoles sont terminées mais il faut encore faire face aux dépenses d'équipement et de fournitures, d'autant que le conseil fait remarquer « une augmentation notable de la population scolaire ». Un secours est demandé au préfet. 1880 4 janvier : Il n'y a que quelque indigents âgés et invalides dans la commune. Le conseil a voté une somme de 100F pour leur venir en aide mais c'est insuffisant et le conseil demande une subvention pour « aider à la charité privée ». 15 février, à propos du chemin de fer : La partie de la ligne entre le Quéroy et St Martin le pin est presque achevée alors que la partie de St Martin à Nontron nécessitera encore 2 ans de travaux. Le conseil considère que la section entre le Quéroy et St Martin le pin pourrait être livrée à la circulation dans le courant de l'année et demande sa mise en service dans le plus bref délai possible, demande réitérée le 12 septembre. 12 septembre : Avec l'église et l'école, les chemins constituent toujours la plus grande partie des dépenses de la commune. Pour la construction des CV n°3 et 4, le conseil s'engage à voter un emprunt de 10258F, somme qui restera à la charge de la commune après la prise en compte des subventions.
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