Accueil page suivantePlantation d'un arbre de la liberté en 1790
Page du registre de 1793 qui a fait le régal des souris
1796 25 décembre (4 nivôse an V) : On a abattu l'arbre de la Liberté (Voir l'article de M Belly dans les cahiers de La Chapelle n° 8). L'affaire, qui ressemble davantage à un chahut de 'gouyats' qu'à un complot contre la République mobilise néanmoins la maréchaussée et la justice départementale de décembre 1796 à mars 1797. Elle se soldera après plusieurs mises en détention, par la courte incarcération de Jean Fauconnet à Périgueux, puis par son acquittement. Elle est relatée dans tous ses détails aux archives départementales (24 L 48) et nous en devons la transcription à M Bernard Bonithon.
18 février : Election de Officiers Municipaux par les « citoyens actifs ». Le vote a lieu à l'église. « On a fait l'appel nominal de chaque citoyen actif pour écrire sur le bureau ou faire écrire chacun son billet par lesdits scrutateurs. » Masfrand, est élu maire au premier tour par 26 voix sur 37 votants. Les officiers municipaux ne recueillent pas de majorité au premier tour. Au second tour, qui a lieu 2 heures plus tard, André Bernard, dit Piolée, Antoine Macari, Jean Boniton, dit Janot, André Dapien, dit Brunet et François Bernard, dit Bujou, Jean Marvaud, dit Ménager sont élus officiers municipaux, François Desmoulins, dit Brenier, est procureur de la commune. L'élection de 12 notables a lieu le dimanche suivant « à l'issue de la messe ». Sont élus M le curé (Lacroix) par 30 voix sur 37 votants, puis le sieur d'Autherive, 26 voix, François Nadaud, 24 voix, Jean Marvaud, le sieur Beyli, Antoine Desmolin, Mathieu Laurençon, Jean Delesport, François Bernard, Pierre de Lavallade, Pierrre Laurent, Géral Garene. Enfin, François Dapien est élu secrétaire greffier. 20 février : Le curé Lacroix est tenu de déclarer ses revenus devant les officiers municipaux, conformément au décret de l'assemblée nationale du 13 novembre dernier. Le revenu de M le curé consiste en la moitié des dîmes de la paroisse, l'autre moitié appartenant au seigneur suzerain à charge que celui-ci reverse 300 livres au curé. La moitié des dîmes se compose en année moyenne de : 47 septiers de froment 25 septiers de seigle 7 septiers d'avoine 300 bottes de paille 25 sacs de ‘bled d'Espagne' (maïs) 32 barriques de vin rouge et blanc 50 livres de chanvre 60 livres de laine M le curé dispose aussi d'une maison, grange, écurie et terre qui lui procurent 80 livres de revenus. Côté dépenses, le curé verse 223 livres de décimes, dépense annuellement 150 livres pour l'entretien de ses propriétés et de l'église et du presbytère et il a offert 200 livres de don patriotique pour les besoins de l'état. 9 mai : taxation du pain et du vin. Vin vieux : 14 sols la pinte Vin nouveau blanc et rouge : 7 sols la pinte Pain en toute sa fleur : 4 sols Pain méture : 3 sols 6 deniers On distingue les électeurs éligibles et les électeurs non éligibles. Ils sont 79 éligibles ; on trouve parmi eux de La Croix curé et de la Croix vicaire, oncle et neveu, Jean Bonithon, François Bernard ‘colon' et François Bernard dit ‘bujou', Jean et Joseph Labrousse de Vaubrunet, André Dapien… et 20 non éligibles parmi lesquels Pierre Macari, Jean Bernard dit Picote fils. 9 juillet : François Bernard, « l'un de nos officiers municipaux dit et expose que le 4 juillet, issue de messe, le nommé Bertrand Sala, du village de Lauterie, se serait permis en place publique et notamment parlant à Monsieur le mère (sic), que mois François Bernard était un coquin, sur cela Monsieur le mère (resic) lui a répondu que ce n'étoit pas de la manière qu'un citoyen actif devait héler un officier municipal... » . Jean Bonithon, habitant du moulin de Teyjat, vient témoigner « âgé d'environ 26 années déclarant connaître les deux parties n'être ny parent ny allié ny ennemi a déposé somèrement et avec vérité que le quatre du courant quelques temps apprès vespres, il a entendu le nommé Bertrand Sala qui a dit en place publique que le nommé François Bernard l'un de nos officiers municipaux était un coquin ... ». Il signe sa déclaration « Bozeuithow ». Nous n'en sommes qu'au début de la révolution et cette grave affaire d'insulte à un représentant de la toute nouvelle autorité se termine assez bien, Bertrand Sala est « condamné à venir le dimanche prochain déclarer en place publique, à haute et intelligible voix que méchamment il a traité ledit François Bernard de coquin, que au contraire, il le connaît pour un homme de probité et lui fait pour réparation d'honneur excuse » . On peut frémir du sort qui aurait été réservé à Bertrand Sala quelques années plus tard ! Le 16 septembre 1790 a lieu l'adjudication des « noix du simetière » au plus haut et dernier enchérisseur. Le marché est emporté par « Jean Bonithon, aubergiste du présent bourg, moyennant la somme de 4 livres 5 sols ... ». 14 juillet , fête de la fédération : une affaire d'importance éclate. Il s'agit en effet de savoir, dans le différend qui oppose le sieur Bosselut au commandant de la garde nationale Lagrange, si le sieur Bosselut a levé ou non son chapeau et s'il l'a levé de la manière qui convient en prêtant serment. L'affaire mobilise pendant 3 mois les officiers municipaux qui auditionnent 8 témoins en plus du plaignant et noircissent une bonne douzaine de pages des registres. Le 1er août, donc une quinzaine de jours après les faits, audition du plaignant François Bosselut qui dépose plainte contre le sieur Lagrange, qui l'a jeté injustement en prison. « Je demande, messieurs, si le décret du serment donne le pouvoir au commandant de la troupe de faire violance à toute personne qui c'est présenté de bonne volonté et si le décret porte que toutes personnes sont obligée de lever leur chapeau au bout d'un baton … M Lagrange fils en m'otant mon chapeau de dessus ma tête me dit que j'été foutu pour oter mon chapeau et moi je lui répondit la même chose… voilà messieurs la prétendue insulte faite à son fils… » Suit la déposition des sieurs Lagrange, père et fils : « … le sieur Bosselut ses présenté le 14 juillet à l'assemblée … a dit ‘sy j'avait seu, je ne serais point venu' ; quelqu'un lui dit ‘allez dont préter votre serment' il répliquat que sy il n'y avait pas assez d'un serment, qu'il en donnerait quatre… » Comme on l'oblige à faire le serment « vive la nation, la loy et le roy » il le fait « avec un air rempli de furie » On lui fait alors remarquer : « lorsque vous parlait de l'auguste asemblée nationale, vous devait auter votre chapeau » il réplique « que personne n'étoit f pour luy faire oter son chapeau… » Pour faire bonne mesure, le sieur Lagrange fils ajoute que « le sieur Bosselut a été de tout temps un homme à troubler le repos » et son père signe : Le 9 septembre François Bosselut qui dit être à même de produire les preuves de ce qu'il avance produit quatre témoins, entendus par le procureur Desmoulin. D'abord Léonard Nadeau, domestique de Jean Bonithon: « le déposant s'aperçut bien que le sieur Bosselut n'avoit pas levé la main (pour le serment) mais bien pris son chapeau à la main et le mis bas et de suite le remis sur sa tête… le sieur Lagrange fils s'est approché du sieur Bosselut et lui a levé son chapeau de dessus sa tête à quoi lui a répondu le sieur Bosselut qu'il n'étoit pas foutu pour lui oter son chapeau de dessus sa tête et au même instant le sieur Lagrange père a ordonné au fusilier d'arrêter le sieur Bosselut et de le conduire en prison… » Le second témoin, Antoine Macary, officier municipal, prétend que Bosselut a bien prêté serment en enlevant son chapeau à la demande de ‘Jano' Bonithon et qu'ensuite Lagrange fils lui prit son chapeau en disant que ce n'était pas suffisant et qu'il fallait le mettre au bout d'un bâton. Il s'ensuit un échange de propos sans doute un peu virils et Lagrange fils, se disant insulté, veut mettre ledit Bosselut en prison, ce qui fut fait avec le concours de Lagrange père et malgré les réticences de la garde. « Les fusiliers obéyrent et prirent au colet le plaignant et le traînèrent dans la maison de Jean Moreau, aubergiste du bourg… » Le troisième témoin Antoine Gautier sieur des Planes habitant le Forestier, confirme à peu près les propos de Antoine Macary mais en insistant davantage sur le comportement de Jean Bonithon qui a indigné le témoin au même titre que le comportement des Lagrange. Le quatrième témoin est Louis Nadeau, marguillier habitant chez Galié. Les officiers municipaux sont dans l'embarras : « Paraissant qu'un des officiers municipaux y est compromis et que l'autre a servi de témoin, il est de la prudence de la municipalité de s'abstenir de la connaissance de cette affaire et de la renvoyer à messieurs du directoire du département. » 26 septembre : Jean Reithier (Lagrange) demande et obtient l'autorisation de faire une contre-enquête et de produire ses propres témoins. 10 octobre : Audition des témoins de Lagrange. Premier témoin, Jean Bonithon, maréchal Il dépose « que le 14 juillet dernier, jour de la Fédération, il s'est aperçu que le sieur de Lagrange, commandant de la garde nationale, étant à la tête de sa troupe, il avait invité tous les bons citoyens à prêter le serment d'être fidèles à la Nation, à la Loi et au Roi, ce qui se serait très bien exécuté et à la fin de l'opération la troupe s'est aperçue de l'arrivée du sieur Bossebut, le sieur commandant a quitté sa troupe, a été au devant du sieur Bossebut et l'a invité le plus honnêtement que possible lui a été de faire le serment comme les autres. Le sieur Bossebut s'est présenté avec un air à déplaire à (troupes ?), le sieur Lagrange fils et lieutenant de la garde nationale, craignant que la troupe ne se porta à quelque excès de violence envers le sieur Bossebut ... le porta à prier le sieur Bossebut de faire comme les autres avaient fait, de lever son chapeau. Ce à quoi le sieur Bossebut s'est refusé et le sieur Lagrange fils, s'apercevant du murmure de la troupe contre le sieur Bossebut à l'instant le sieur lieutenant de la garde nationale a levé le chapeau du sieur Bossebut de dessus sa tête ... ». Il signe « Bonnithon deposent ». Un second Bonithon témoigne dans cette affaire, il s'agit de Jean Bonithon, 50 ans, habitant du bourg et officier municipal, il déclare avoir « invité honnêtement et même lui avoir touché son chapeau sans le lui lever de dessus sa tête et le sieur Bossebut n'a rien dit au déposant ... » . Quand le commandant Lagrange lui fait la même invitation, il répond « que ce n'étoit pas à un homme de son espèce à lui faire oter son chapeau de dessus sa tête et qu'il n'étoit pas foutu pour cela faire… » Troisième témoin, jean Lidonne maître menuisier à Caillaud. Il dépose qu'en réponse au commandant qui lui demande de prêter serment, François Bosselut répond : « faite moy voir vos paparasses, après que je les auroit lue je le dirai si je veux ». Menacé d'être jeté en prison le même François Bosselut répond : « qu'il se foutait de la prison comme de luy. » Invité ensuite à sortir de sa ‘prison', il répond « qu'il sortiroit quand il voudroit » . Quatrième témoin, Jean Moreaud, l'aubergiste-geolier. Il a vu chez lui le sieur Bosselut avec quatre fusiliers. Ensuite, « Janot (Bonithon) s'est rendu chez lui et a voulu venger ( ?) le sr Bosselut avec le sr commandant en leur offrant de les faire boire ensemble, à quoi le sr Bosselut c'est refusés en disant pour final qu'il se foutoit du commandant de la garde nationale… » Il n'y a pas d'épilogue à cette histoire, l'affaire a dû en rester là. Elle est néanmoins représentative des tensions à cette époque et des clivages politiques qui apparaissent. Beaucoup des protagonistes de l'affaire y compris le récalcitrant sieur Bosselut deviendront par la suite conseillers municipaux. Le 11 novembre a lieu le renouvellement partiel du conseil et des citoyens notables, Jean Bonithon, fils aîné devient notable, Jean Bonithon, dit Janot, est toujours membre du conseil.
Les gouyats de Teyjat ne sont pas les seuls à s'en être pris au symbole qu'était l'arbre de la liberté. Le zèle de l'officier de police Duchassaing trouve sans doute son explication dans cet arrêté du Directoire du 25 germinal (11 avril 1796) : « Le Directoire exécutif, informé que, dans plusieurs communes de la République, les arbres de la liberté ont été coupés, arrachés ou mutilés; que les auteurs de ces délits sont évidemment des ennemis déclarés de la République, et que c'est par erreur que certains tribunaux ont, soit de leur propre mouvement, soit d'après des avertissements peu réfléchis, pensé qu'on ne devait les punir que de la peine déterminée par l'art. 14 du titre Il du décret du 27 sept. 1791 sur la police rurale; - arrête que le ministre de la justice prendra les mesures nécessaires pour que les délits ci-dessus désignés soient poursuivis avec toute l'activité et punis avec toute la rigueur que prescrivent les lois portées contre toute espèce de crime contre-révolutionnaire et attentatoire à la liberté, à l'égalité et à la souveraineté du peuple français, et ce, nonobstant toute lettre ministérielle en instruction à ce contraire. »
A partir de la révolution, nous disposons d'une chronologie précise de la vie de la commune basée sur l'exploitation des registres de délibération des conseils municipaux. Les registres des années 1789 à 1808 sont archivées aux archives départementales ( E DEP 1691) et à partir du premier juin 1808 à la mairie de la commune. Malheureusement, les cahiers des années 1793 et 1794 à 1798 sont très détériorés (les souris les ont trouvés à leur goût) et quasiment inexploitables. M Bernard Bonithon a exploité et transcrit une partie de ces registres et nous le remercions pour sa contribution. Pour les transcriptions, j'ai respecté l'orthographe du texte original, me limitant à ajouter au besoin accents et ponctuation afin d'en faciliter la lecture.
1789 Le premier cahier est intitulé « Registre du comité de la paroisse du 27 août 1789 au 26 décembre 1789 ». Le dimanche 27 septembre, les habitants sont convoqués après la messe. « Considérant que tout bon françois doit concourir de tout son zelle et de toutes ses forces à l'observation des lois et au maintien de la sureté publique. Considérant que ces précautions deviennent surtout nécessaires dans ces tems de crise amenés par les ennemis de la nation où les lois sont presque sans vigueur et ou les malheurs d'une année vraiment dizettente (sic) se réunissent aux agitations d'une régénération totale dans l'ordre politique. Désirant d'ailleurs se conformer autant qu'il est en leur pouvoir aux sages intentions de l'assemblée nationale ; Ont arrêté de se constituer en comité patriotique composé de neuf personnes sages et notables et en secrétaire greffier soit pour représenter la commune entière dans les cas qui pourront l'intéresser, soit pour veiller à l'observation des lois de police et générallement à la maîtrise de l'ordre public dans l'étendue de son territoire comme aussy d'établir une milice ou garde bourgeoise et nationale composée d'un commandant Simeon Guillaume Reitier de Lagrange fils, premier lieutenant François Dapiend, second lieutenant Antoine Gautier Desplanes ainé, sous lieutenant Pierre Ruben jeune… » On trouve ensuite 4 sergents, 2 caporaux, 2 ‘appointés', un tambour et 36 simples soldats, plus une compagnie de grenadiers avec un caporal, 2 sergents et 12 soldats. Jean Bounithon aîné est premier sergent, Jean Bounithon, fils puîné est caporal, Mathieu Bounithon, fils troisième est appointé. Nous trouvons également Jean Aupy et Jean Bruneaud comme simples soldats. Que faisait donc « la milice ou garde bourgeoise et nationale » à Teyjat ? La réponse est donnée par le même registre : « laquelle sera chargée de faire exécuter les décrets dudit comité et de réprimer par la force les malfaiteurs qui pourraient troubler la tranquillité publique ». Un Jean Bounithon est conseiller du comité. Ci-dessous, les signatures des principaux membres de la garde, ‘ceux qui ont su signer' :
1794 Le 12 floréal de l'an II (premier mai 1794) réquisition : le district de Nontron doit fournir de 2600 quintaux de pommes de terre destinées à l'ensemencement dans les Basses Pyrénées, la commune de Teyjat participe pour 30 quintaux, Jean Aupy doit fournir 50 livres. Le même jour, réquisition de 432 livres d'avoine, Jean Bonithon en fourni 100. Le 5 prairial an II (24 mai 1794) réquisition des prunes sèches pour la marine. Jean Bonithon, dit Jannot, est chargé, avec d'autres, de faire « sans délai le recensement des prunes, la moindre négligence de leur part dans l'exécution d'icelui, qui devra être terminé le dix du courant au plus tard, leur ferait encourir les peines les plus sévères ... » . On ne badine plus, les choses sérieuses commencent ! Le 28 prairial an II (16 juin 1794) réquisition des journaliers et manœuvres pour la prochaine récolte. Parmi les heureux élus on trouve Antoine et François Aupy, de Chez Gourjout, Jean Aupy et Léonard Garenne, de Chez Boine. A partir de juillet (thermidor, an II), le curé Lacroix est remplacé par Verneuil comme officier public. Le 5 fructidor de l'an II (22 août 1794) réquisition pour charroi à la fonderie d'Etouars, Louis Aupy, de Chez le Mège, fait partie des chanceux. A la même date est dressée une liste des « fontes déposées à Varaignes » par les habitants de Teyjat « et que l'on souhaite récupérer ». Jean Bonithon fils souhaite qu'on lui rende « une taque et deux chenets », Jean Bonithon père « un devant de feu », la municipalité ne s'engage pas beaucoup : « le présent arrêté sera envoyé au citoyen Bouthinon, commissaire, pour qu'il veuille bien s'y conformer ». Le 30 fructidor an II (16 septembre 1794) la famille Basset des Rivailles à maille à partir avec la municipalité qui la soupçonne de tiédeur envers les idées nouvelles. Aussi « pour prouver le patriotisme dudit Desrivailles », sont entendus : François Aupy, dit Tonnerre, « qui a déclaré que ledit Desrivailles et sa femme lui ont fourny gratuitement un septier méture vu qu'il avait un enfant à la défense de la patrie ». François Aupy fils, il déclare «que ledit Desrivailles lui a fait offre de le placer à Angoulême à ses frais pour apprendre à fabriquer du salpêtre, ce qu'il a écrit ... ». En frimaire an III (novembre décembre 1794) la commune de Teyjat doit fournir 36 quintaux de blé froment pour les subsistances de l'armée. « Considérant que le bonheur des français dépend des armées et que les 36 quintaux de froment assignés sur la présente commune soient répartis sur les citoyens qui l'habitent... L'agent National ... décrète ... que les citoyens seront tenus de livrer ... leur contingent ... dans le courant de la décade. » . En vertu de quoi l'un de nos Jean Bonithon est taxé de trois quintaux ! 1795 10 floréal an III (29 avril 1795) : Procès verbal de la séance publique de la commune de Teyjat adressée aux administrateurs de Nontron. C'est l'acte de fermeture de l'atelier de salpêtre de Teyjat qui aura fourni à la nation 151 livres de salpêtre ( cf conférence au GRINH par O.A.Plazer, chroniques nontronnaises n° 21) « Le maire et officiers municipaux de la commune de Teyjat aux Administrateurs du district de Nontron. Citoyens, En conformité de la loi du 17 Germinal qui détermine un rendu pour l'exploitation des salpêtreries ; et de la lettre de l'agent national près le District du 6 du courant ; nous vous fesons passer les états des dépenses ; et objets qui sont entre nos mains qui nous ont servi pour la salpêtrerie de cette commune, et personne ne veulent entreprendre l'extraction du salpêtre à leur risque et péril ; d'ailleurs, il n'y a plus dans cette commune de terre propres à cette extraction ; nous avons remis aux citoyens les objets requis ; il nous reste ceux de Vaubrunet, comme vous le verrez par lesdits états ; dont nous attendons de vous la marche à suivre pour les remettre aux propriétaires, attendu qu'ils le refusent, nous vous l'avons demandé plusieurs fois, vous ne nous avoit fait aucune réponse, nous espérons que nous serons plus heureux cette fois que les autres. Salut et fraternité. » Signé : Dapien, maire, Boismenut, Bernard, Nadaud, Macary officiers municipaux. La commune a dépensé et reçu 700 livres pour le paiement des ouvriers et du chef d'atelier. Elle a dépensé en plus 132 livres 10 S pour les chaudières. Suit un état des objets provenant de la maison de Vaubrunet, qui avaient été requis pour la salpêtrerie : « 1° Deux moules de cercles 2° Trois barriques 3° Un mauvais timon 4° Une pelle de bois bonne 5° Quatre chevrons 6° Deux bassines de cuivre jaune et rouge 7° Deux chaudrons de cuivre jaune moyen et petit 8° Un poêlon de cuivre jaune d'une grandeur moyenne 9° Un passe purée 10° Une écumoire et une casserole 11° Un grand bassin de fonte ayant un cercle de fer rapport à une fente 12° Six barriques ou cuviers » A partir du 21 vendémiaire an IV (13 octobre 1795), le maire Dapien devient l'officier public. A partir, du 5 frimaire (26 novembre), le registre est tenu par le maire Masfrand ou l'adjoint Nadaud.
La révolution: de 1789 à 1807
1790 Début du registre officiel d'état civil, remplaçant les registres paroissiaux. C'est cependant encore le curé De Lacroix (qui signe Lacroix à partir d'août 1790) qui tient le registre. Le « Registre des délibérations » de la commune de Teyjat va du 18 février 1790 au 24 novembre 1792 (AD DEP 1691)
1793 Les deux cahiers enregistrant les délibérations de mars 1793 à 1798 sont malheureusement inexploitables. On peut supposer que les familles Desrivailles et Labrousse sont toujours dans le collimateur de la municipalité. Dans le cahier de 1793, probablement à propos des réquisitions, on devine la colère de Labrousse qui écrit en grosses lettres : « J'obéis comme contraint et forcé, la comune opinant contre moy et mon fraire ainé. Labrousse Vaubrunet. » Ledit Labrousse Vaubrunet ne tardera pas à émigrer. Il faut donc se référer à d'autres sources pour trouver des informations sur cette période charnière comme dans les confiscations de biens d'émigrés : Les biens de Pierre Basset Desrivailles, (Le frère de Antoine, futur maire de Teyjat) curé de Pluviers, prêtre réfractaire émigré sont confisqués et vendus. « Je François Bourrinet-Laplante, notaire public résidant à Varaignes, en vertu de la commission à nous donnée par le Directoire du District de Nontron pour faire estimation et division de biens d'émigrés de Teyjat, Varaignes, Saint Martin le Peint etc. Je me suis rendu transporté en la commune de Teyjat et ayant convoqué les représentants de la municipalité, je les ai invités à procéder aux opérations prescrites avec le citoyen Dapien, maire, Andrieux Bernard, Martin Nadaud, officiers municipaux sur les biens ayant appartenu au sieur Desrivailles, prêtre émigré, lesquels nous ont été montrés par le citoyen Antoine Basset Desrivailles, frère dudit émigré et les ayant parcourus, j'ai décidé de concert avec ledit maire de n'en faire qu'un lot, ayant été donné pour les estimations de faire des petits lots pour en faciliter l'achat à des gens aux ressources modestes : 1/ Une petite maison avec en bas et grenier, par dehors petit toit à cochons. 2/ Un lopin de jardin tenant audit toit appelé le colombier, d'une contenance d'environ 20 brasses, un lopin de terre et un four joignant la maison, un jardin d'environ 1 journal : total 2 journaux 3/ Un lopin de pré appelé la vieille font qui confronte d'une part aux héritiers Ruben avec une haie vive entre (1/4 de journal) 4/ Une pièce de terre appelée au Cluzeau (1 journal) 5/ Une vigne confrontant lesdits héritiers … Je déclare avoir employé dans cette oppération un demi journée. » en marge : « tout vendu » (AD DQ835, cité dans les chroniques nontronnaises n°20 par Mme Odette Plazer)
1791 Mariage à Varaignes de François Lidonne, 25 ans, meunier, fils de Jean Lidonne et de Henriette Bernard demeurant à Caillaud (Teyjat), avec Françoise Bouthinon, 30 ans, fille de feu Léonard Bouthinon et de damoiselle Françoise Pastouraux. Signé Lacroix, curé de Teyjat (registres de Varaignes). 6 février : Le curé Lacroix désire prêter le serment sur la constitution civile du clergé. Les fidèles étant assemblés dans l'église après la messe, le curé monte en chaire et après avoir lu la loi du 26 décembre 1790, « a prêté le serment, la main levée à Dieu en disant je jure solennellement de veiller avec soin sur les fidèles de cette paroisse qui me sont confiés, d'être fidèle à la nation, à la loi et au roi et de maintenir de tout mon pouvoir la constitution du royaume décrétée par l'assemblée nationale … parce que selon mes faibles lumières je n'y vois rien qui répunie ma conscience et à ma religion… ». Le 27 février, Benoît Lacroix, vicaire, prête serment à son tour. 19 février : Pour se conformer au décret de l'assemblée nationale du 23 novembre 1790, le territoire de la commune est divisé en sections : section du bourg, section de Chaufour et section du Chatelard. Le 20 mars : Pierre Laurent, dit Refou, du village de Lauterie, est accusé d'être « nanti de certain argent monnayé imitant parfaitement la monnaie ayant cour, que cependant cet argent était faux et ne pouvait être fabriqué que par ledit Rifou ... en conséquence ... nous nous sommes transportés en son domicile pour faire l'examen du fait ... Desmoulins, procureur de la commune ... ». Le même jour le conseil municipal et la garde nationale se déplacent à Lauterie, on trouve un sac de 21 pièces de 6 livres et 15 de 3 livres. Tout le monde est d'accord, après examen, pour dire que « toutes les pièces susdites étaient véritablement d'argent faux, en conséquence moi maire ay déposé sur le champ ledit sac avec lesdites pièces y énoncées entre les mains de Jean Bonithon, l'un de nos officiers municipaux ... » . La perquisition continue et un deuxième sac contenant 42 pièces de 6 livres, également fausses, est découvert. L'ensemble de la saisie représente 423 livres, le maire se charge des pièces. Le 21 le procureur requiert la mise en prison de Pierre Laurent, celui-ci est arrêté dans un champ pour être conduit à Nontron. En attendant il est mis « dans la maison que habite Jean Moreau, aubergiste du présent bourg... » . Il y a des prisons plus désagréables ! 1792 16 septembre, an quatrième de la liberté et de l'égalité : Réquisitoire de Nadeau, procureur de la commune aux officiers municipaux « L'article 4 de la loi du 28 août dernier … autorise les municipalités à désarmer tous les citoyens suspects et à distribuer leurs armes à ceux qui se destinerons à la défense de la liberté et de l'égalité. C'est pourquoi je vous requière au nom de la loi … de faire des visites domiciliaires dans les maisons suspectes de notre commune particulièrement les sieurs Vaubrunet et Desrivailles … ». Le jour même, le maire, les officiers municipaux, accompagnés d'un « nombre suffisant » de soldats de la garde nationale se rendent chez Joseph Labrousse, sieur de Vaubrunet. Ils se font remettre deux fusils simples dont un hors d'état et un couteau de chasse dans un mauvais fourreau. Le sieur Vaubrunet prétend avoir perdu les deux pistolets qu'il avait déclarés le 24 juillet précédant. Le surlendemain 18 septembre à 6h du matin, Antoine Basset Desrivailles est perquisitionné à son tour au Forestier. Le maître de maison est absent et son épouse remet un fusil simple et un petit pistolet. Quant aux autres armes déclarées le 24 juillet précédent, elles sont introuvables et la dame Desrivailles prétend que son mari les a emportées avec lui. 21 octobre : Election des citoyens officiers municipaux. Le maire est François Dapien. Officiers municipaux : Pierre Verneuil dit Boismenut, Andrieux Bernard dit Picote, Antoine Macary, Des planes (s'agit-il de Antoine Gauthier qui se fait appeler des planes ?), Martial Nadaud. Procureur : Pierre Macary fils ainé 12 notables élus parmi lesquels le curé Lacroix, les deux Jean Bonithon et Labrousse cadet . 18 novembre : « au bourg, place publique, a l'issue de la messe paroissiale, le conseil municipal ... en vertu de l'avertissement qui fut fait dimanche dernier pour prendre l'adjudication au rabais de la perception des impositions foncières de la présente année, conformément à l'article premier du titre 5 de la loi du premier octobre 1792 ... et ayant procédé à ladite adjudication, plusieurs personnes s'étant présentées, et de rabais en rabais personne ne les a portées à si bas prix que Jean Bonithon, dit Jeanot, qui s'est offert à faire la dite perception moyennant la somme de 55 livres ... le conseil municipal ... adjuge audit Jean Bonithon, dit Janot, marchand habitant dudit bourg ... ledit Jean Bonithon a présenté pour sa caution autre Jean Bonithon, son fils aîné, lequel a dit qu'il se rendait (pleige ?) et caution dudit Bonithon, son père ... ». Le même jour a lieu le recensement des grains. Toute la commune est visitée.
1798 A partir de frimaire an VII (novembre 1798), le maire Verneuil est officier civil. 1800 Un des premiers recensements de la population dénombre 325 habitants masculins (On n'a recensé que les hommes et les garçons !) Nous connaissons le lieu de résidence, nom, prénom et âge, la colonne profession est rarement remplie. On relève 112 garçons de moins de 16 ans et seulement 14 personnes de plus de 60 ans. Le doyen a 75 ans. 5 thermidor an VIII (24 juillet 1800), Benoit Verneuil est nommé adjoint par le préfet. Le 25 brumaire an IX (16 novembre 1800), Arbonneau Jean est nommé instituteur ; il démissionnera le 5 pluviose. Le deux frimaire an IX (23 novembre 1800), sur un feuillet intitulé « Conscrits réquisitionnaires déserteurs » nous trouvons : « ... nous avons sommé de partir dans les 24 heures les citoyens Jean Larivière, Etienne Coutièras, Jean Bonithon et Elie Plisson, tous conscrits et réquisitionnaires en vertu de l'arrêté du préfet du 24 brumaire. Verneuil adjoint ». Il semblerait donc que si certains aient participé comme « citoyens actifs » à la révolution de Teyjat, d'autres se sentaient moins concernés par les évènements ! La même sommation est faite aux mêmes protagonistes quelques jours plus tard, le 11 frimaire. 1801 Le 28 nivose (18 janvier), Antoine Basset Desrivailles est nommé adjoint en remplacement de Benoît Verneuil et de Verneuil comme maire à la place de Dapien. Nous sommes sous le consulat, dans une période de transition ; le préfet voulant sans doute ménager toutes les tendances nomme un maire et un adjoint qui ne sont pas du même bord politique : Verneuil est un révolutionnaire et Desrivailles un royaliste qui s'accommodera quand même fort bien en apparence du régime impérial. 1er ventose (4 février) : Le ministre de la guerre écrit au citoyen Labrousse Jean, volontaire à la 30e demi brigade d'infanterie légère : « je m'empresse de vous annoncer, citoyen, que par arrêté des consuls en datte du 28 brumaire an IX, votre solde de retraite a été fixé à la somme de deux cent soixante deux francs 50 centimes. » 15 ventose (19 février) : Le maire Verneuil consigne dans le registre : « … sur invitation de plusieurs citoyens de la commune, me suis transporté sur le ruisseau de la Marcorive où existoit une planche appelée planche de Boisbernard pour dresser procès verbal de la situation à laditte planche et du danger où sont exposés les citoyens de pratiquer le chemin y des avenues abordant… » En attendant la construction d'une nouvelle planche, le maire interdit le passage. 21 avril : « Aujourd'hui, premier floréal an IX de la République Française, en vertu de l'invitation du sous préfet par sa circulaire du 25 germinal, nous avons notifié aux citoyens dont les noms suivent qu'ils sont nommés commissaires répartiteurs de cette commune, savoir les citoyens François Dapien, Antoine Desplanes, Jean Bounithon père, Lafarge et Reiter fils ». Dès le 4 floréal les répartiteurs signalent de nombreuses erreurs et corrections du rôle des impositions et le 28 floréal une réunion a lieu à lieu à la mairie pour déterminer les changements à y apporter. D'autres modifications sont également apportées le premier prairial. A la suite de l'établissement du rôle, on procède à l'adjudication au rabais pour la perception. Le 3 messidor ( 22 juin 1801), personne ne se présente, devant cet état de fait l'adjudication est reportée de cinq jours mais le 8 messidor personne ne vient non plus, nouveau report fixé au 13 messidor. Hélas le 13 personne ne sous enchérit et l'attribution est faite à Martial Hauterive pour 5 centimes par franc. 21 messidor (10 juillet ) : A l'occasion du congé définitif accordé au citoyen Verneuil, le maire, nous disposons de son signalement : « âgé de 24 ans, taille 1m 659 mm, cheveux et sourcils chataings, yeux bleus, front moyen, nez gros, bouche moyenne, menton rond, visage long. » Le 16 thermidor (4 août 1801), quelques militaires cantonnent à Teyjat car : « Aujourd'hui 16 thermidor an IX de la République Française, il a été délivré quatre billets de logement de militaires, un au citoyen Jean Baptiste Bounithon, l'autre au citoyen Desplanes et l'autre au citoyen Châtelard et l'autre au citoyen Lagane ». Le 23 fructidor (10 septembre) à dix heures du matin a lieu l'adjudication au rabais pour la perception des impositions de l'an IX. Raymond Allafort fils, sous le cautionnement du citoyen Jean-Marie Lagrelière, tous deux du chef lieu de la commune d'Etouars, les a porté à 4 centimes par franc. Le citoyen Guillaume Raitier Lagrange, de Chez Jouani commune de Bussière Badil, les porte à 3 centimes, « et de suite le citoyen Jean Bounithon père, habitant du présent chef lieu les a porté à 2 centime et demi par franc, sous le cautionnement du citoyen Bertrand Guiot, habitant du village de Tassat commune de Javerlhac et le dit Jean Bounithon nous a déclaré qu'il faisait la dite sous enchère pour le citoyen François Dapien habitant Chez Gourjou, sous le cautionnement du dit Bertrand Guiot ... et, attendu qu'il est l'heure de onze heures et que personne ne se présente plus pour sous enchérir ... adjugé au citoyen Dapien ». 1802 26 pluviose an X (15 février 1802) : Il est question de déplacer le cimetière. « Le conseil municipal, considérant que la localité du cimetière actuel est nuisible aux habitants voisins par l'odeur cadavéreuse (sic) qu'ils sont forcés de respirer ; que la transplantation devient urgente pour la salubrité publique, est d'avis que le cimetière soit transféré dans le communal appelé « des Planes » et que les tombes placées dans l'ancien ainsi que les débris des morts soient conduit humainement au nouveau cimetière et que l'ancien soit errigé en place publique. » Le lendemain, la veuve Masfrand propose pour le nouveau cimetière une pièce de terre appelée « de Moueine » située sur la gauche du chemin allant du bourg aux Planes. L'offre est acceptée. Au chapitre des faits divers, un certain Joueaud se plaint que les volailles de son voisin ont mangé une partie de sa vendange ; les officiers municipaux constatent qu'ils n'en est rien et il est condamné comme faux plaignant à payer 2 livres aux fusiliers de la garde. Ces mêmes fusiliers se sont fait insultés « grossièrement … par des paroles de f. et autres blasphèmes » par le nommé Nadaud Léonard qui est condamné à 3 livres d'amende. 15 vendémiaire an XI (7 octobre): Pierre Basset Desrivailles, prêtre réfractaire, de retour d'émigration en Autriche, déclare vouloir adhérer au concordat. Il montre un passeport délivré par le maire de Strasbourg. 2 Brumaire (24 octobre): Jacques Elie Verneuil, émigré amnistié, est placé par le préfet sous la surveillance du maire de Teyjat Benoît Vernneuil. S'agit-il d'un parent? 26 décembre : De Corgnol Jean-Guy, marquis de Rochebertier, né le 21 juillet 1769, émigré puis amnistié le 22 thermidor an X, épouse Marie Jeanne Julie Labrousse, née à Teyjat le 27 avril 1776, fille de François Labrousse (1732-1802), écuyer, seigneur de Vaubrunet. (mémoire de la société généalogique canadienne française) 1803 2 thermidor an XI (21 juillet 1803) : Bernard Puyraud, prêtre desservant, fait dresser un état des lieux des bâtiments et des objets mis à sa disposition pour célébrer le culte. Dans l'église, le procès verbal mentionne notamment « près l'autel St Roch un petit tabernacle sans serrure au dessus dudit était un buste représentant St Roch et son chien, à côté était une petite vierge en bois assez bien décorée, un peu au dessus deux tableaux représentant tous les deux St Roch. Nous y avons observé une balustrade séparant le grand autel et celui de Notre Dame d'avec l'église, la ditte balustrade en mauvais état… plus bas un mauvais confessionnal et à côté quatre grands chandeliers en bois servant aux enterrements… Au milieu de cette église sur une colonne est une grande croix ornée d'un grand Christ… puis nous avons observé une assez bonne corde pour sonner la cloche… » 1804 Pour 130 maisons, 784 habitants