.
Note 1 : Napoléon entre dans Moscou le 14 septembre 1812 Note 2 : Pendant la campagne de Russie, le typhus et la dysenterie tuèrent 5 fois plus d'hommes que les combats Note 3 : Couronnement : 2 décembre 1804, bataille d'Austerlitz : 2 décembre 1805 Note 4 : 22 octobre 1812 : conspiration Malet, qui tente de prendre le pouvoir en proclamant la mort de l'empereur. Note 5 : Après le concordat, le Vatican accepte, probablement à la demande de l'empereur, de créer de toutes pièces un 'saint Napoléon' qui se fête le 15 août, à la date de l'anniversaire de l'empereur. Ce saint Napoléon n'a jamais existé. On ne trouve la trace que d'un certain saint-Neopoli, martyr à Rome, qui se fêtait le 2 mai et qui se transforma pour les besoins de la cause en saint-Napoléon. Le 15 août fut fête nationale sous le premier et le second empire, avant que la date du 14 juillet ne soit retenue par la 3ème république en 1880.
page suivante26 avril Le sieur Macary, adjoint, est nommé maire par la nouvelle administration, en remplacement de Desrivailles qui avait sans doute manifesté trop rapidement son enthousiasme royaliste. 7 mai Le conseil et les fonctionnaires sont invités à prêter serment : « je jure obéissance aux constitutions de l'empire et fidélité à l'empereur » Ont signé : « Chatelard, Labrousse, Dapien, Relhier, Nadeau Louis, Martial, Bonniton François, Bosselut, Monmege et nous Macary » 8 mai : « Ce jourd'hui 8 mai 1815 c'est présenté devant nous, maire de Teyjat le sr Derivailles de Basset, ex maire de ladite commune, lequel nous a déclaré protester contre le vote de l'acte additionnel aux constitutions de l'empire qui exclut les Bourbon du trône de France et nous a requis de recevoir sa déclaration à cet effet, que nous avons transcrit sur le registre de la mairie, dont copie sera adressée par nous à la soupréfecture inssessament selon la demande du déclarant et qui a signé avec nous le même jour et an susdit. » 25 mai :Assemblée générale à l'église pour l'élection du maire et de l'adjoint : « Ce jourd'hui vingt cinq mai mil huit cent quinze à dix heures du matin, au chef lieu de la commune de Teyjact … les notables et tous les citoyens actifs de la commune convoqués pour le même jour après l'affiche et publication du décret impérial du trente avril et de la loi du 14 décembre 1789, relatifs aux nominations des administrations municipales, la séance a été ouverte par monsieur Antoine Basset Desrivailles l'un des notables été chargé par le conseil sous la présidence du maire d'expliquer l'objet de cette convocation. L'assemblée s'étant formée dans le local désigné par monsieur le maire, sous la présidence de monsieur Jacques Pabot-Chatelard comme plus ancien d'âge, lequel a pris place au bureau, de même que monsieur François Macary fils pour secrétaire, comme étant le plus jeune et les sieurs François Bosselut père, François Dapien et Pierre Macary, les trois plus anciens d'âge après le président pour être scrutateurs… Le bureau étant ainsy formé, l'assemblée a procédé aussytôt à l'élection du maire par la voix du scrutin individuel, les bulletins ouverts et les voix comptées par les scrutateurs, monsieur Basset-Desrivailles, sur quarante sept votans ayant recueilli la majorité absolue de trente neuf voix, il a été proclamé maire par le président et les officiers municipaux en exercice… » Suit l'élection de l'adjoint Pierre Macary avec 33 voix. Il est intéressant de remarquer que la même assemblée a élu deux représentants qui ne sont pas de la même couleur politique : M Desrivailles est royaliste et M Macary plutôt modéré. 23 juillet : Après la défaite de napoléon à Waterloo le 18 juin, les puissances européennes remettent Louis XVIII sur le trône, au grand soulagement du maire qui fait un discours sur le retour du roi. M Desrivailles ne s'embarrasse plus de ménager l'empereur déchu ou ses partisans, s'il en reste. Napoléon n'est plus le sauveur de la France mais un tyran usurpateur et ses partisans des traîtres perfides :
1808 Le premier cahier débute le 1er juin 1808 avec la nomination du maire Verneuil Benoit et de son adjoint Desrivailles de Basset Antoine. A cette date, l'adjoint se fait appeler Basset Desrivailles, la révolution n'est pas très loin. On comprendra par la suite que Verneuil et Desrivailles ne sont pas du même bord : Verneuil est un républicain modéré et Desrivailles un royaliste qui s'accommode quand même fort bien en apparence du régime impérial. 1809 Le premier sujet de délibération est l'acquisition d'un nouveau cimetière. Le cimetière se situe alors près de l'église sur ce qui constitue aujourd'hui une partie de la place du bourg. Le choix se porte sur un terrain appartenant à Mme du Manadeau situé sur une partie de terre appelée ‘la croix du vieux cimetière'. Mais la commune n'a pas d'argent et pas d'autres ressources que les centimes additionnels ‘qui à peine pouvoient satisfaire aux dépenses municipales'. Le conseil propose donc de vendre des ‘communaux' pour financer l'acquisition du terrain, la construction de murs pour l'enfermer et le remboursement de sommes avancées par plusieurs particuliers pour les réparations de l'église. Ces communaux sont des terres situées dans différents ‘villages' de la commune :les Planes, Lauterie, le Chatelard, Boisseuil, Chauffour. Cette année 1809 et les suivantes, la plupart des pages du registre sont occupées par la présentation de conscrits réformés ou dispensés. Les motifs de réforme ne sont pas toujours mentionnés. Quand ils le sont, il s'agit dans la majorité des cas de ‘défaut de taille' (on réformait apparemment en dessous de 1,55m) mais on trouve aussi une difformité de la lèvre supérieure, la perte de l'œil gauche, une faiblesse de constitution, une gibbosité très saillante, une hernie inguinale… S'il y a eu comme c'est probable des réformes par suite de blessures de guerre, celles- ne sont pas mentionnées. Se présentent spontanément aussi de nombreux conscrits qui souhaitent bénéficier de la nouvelle loi qui amnistie les réfractaires et les déserteurs. Où l'on s'aperçoit que nombreux sont ceux qui avaient échappé à la conscription ou, s'y étant soumis, avaient ensuite déserté. 1811 Communiqué du maire : « Le vingt mars mil huit cent onze est né au palais de tuileries à Paris le prince Napoléon roi de Rome, fils de notre auguste empereur et roi d'Italie et de l'impératrice Marie Louise, archiduchesse d'Autriche, laquelle naissance m'a été notifiée le 23 du courant et l'ai publié au prône de l'église le 24. Le maire de Teyjat Verneuil » Il est notable que la nouvelle de la naissance du roi de Rome n'a mis que 3 jours pour parvenir à Teyjat. Est-ce à porter au crédit du nouveau télégraphe Chappe ? 1812 Lettre du sous-préfet pour faire arrêter un déserteur à Chauffour. Sur place, on n'y trouve que la mère qui est conduite à la sous-préfecture. 4 octobre : installation de Antoine Desrivailles de Basset, l'ancien adjoint, comme maire. 7 octobre, le nouveau maire fait, dans une annonce aux habitants, l'éloge des ses prédécesseurs : « Différentes circonstances ayant déterminé le sr Verneuil Latour à donner sa démission de maire, les habitants de la commune appercevrons sans doute la privation d'avoir parmi eux un concitoyen dont l'assiduité à ses devoirs et la prudance a devancé son âge et ils conserveront vraisemblablement le souvenir de ses heureuses dispositions, d'avoir aussi bien secondé le zèle et l'intelligence des autres maires, les srs Mosfrand et Dapien qui l'avoient précédé dans cette administration… » On trouve par la suite consignés dans les registres les textes de nombreux discours prononcés par ce maire à l'occasion de mariages ou surtout d'évènements politiques. Ces discours présentent l'intérêt de donner une interprétation locale des évènements nationaux du début de cette période 1812-1830 pendant laquelle Desrivailles est maire (avec une courte interruption pendant les 100 jours). J'ai choisi d'en transcrire de larges extraits. A partir de 1816, on ne trouve plus de mention de discours du maire. La vie locale reprend ses droits.
Signatures des membres du conseil en 1814
1813 15 août 1813 : traditionnel discours du maire. « Discours que j'ai prononcé le 15 août, fête de Notre Dame qui concorde avec celle de l'empereur Napoléon : La fête que nous célébrons en ce jour est trop solennelle pour ne pas se rappeler l'incomparable bonheur que nous devons à la vierge mère de Jésus notre rédempteur et le sauveur des hommes … Aujourd'hui est aussi la fête de Napoléon, ce nom plus connu depuis l'avènement de notre Empereur dont il est le patron nous oblige ici doublement à l'invoquer ; dans toutes les églises de France nous devons particulièrement le supplier qu'il protège les jours le l'empereur et de la famille royale de Napoléon le grand dont je vais ici donner l'historique par apperçu depuis l'époque de sa naissance jusqu'à celle où il est monté sur le thrône pour nous gouverner. » Le maire évoque ensuite la naissance à Ajaccio, les études en France et l'ascension dans l'armée, sa sollicitude pour la France « …qu'il avait laissée couverte encorre d'un crèpe funèbre de plusieurs milliers de personnes victimes les uns du comité révolutionnaire de Robespierre, tandis que d'autres échapés au fer assassin de ce monstre et de ses complices, leur maison étaient pour ainsi dire autant de prisons… c'est alors dis-je, que Bonaparte prend la résolution de ramener l'ordre et de nous sauver. Aussitôt, il franchit les mers et débarque comme par enchantement sur le sol de la république française; arrivé à paris, on lui rend des honneurs à l'infini qu'il reçoit sans en être ébloui et s'occupant moins de sa grandeur particulière dans toutes les fêtes qu'on lui donne que du bonheur général de la nation… » C'est ensuite le directoire, le consulat qui « fait rouvrir les temples qui avoient été profanés par des mains impies, il assure par un concordat avec Sa Sainteté le retour de la liberté du culte… » (note 5) Septembre 1813 : Les réquisitions succèdent pour les besoins de l'armée d'Espagne. Le maire note dans la marge : ‘payant moins de 200F de contribution, on n'est pas sujet à la réquisition des bœufs ni à celle en grain ceux qui payait moins de 100F'. Les héritiers Labrousse fournissent '10 quintaux métriques et demy dont 8 de froment' Mais les réquisitions n'arrivent pas assez vite ; le 12 novembre, une lettre de la préfecture demande d'activer la rentrée des réquisitions. 5 décembre : le maire ‘indisposé' laisse à son adjoint le soin de prononcer le discours sur l'anniversaire du couronnement. La fin de l'empire est proche; a-t-il senti le vent tourner ? 1814 30 janvier On appelle tous les habitants qui ont des fusils à les déclarer. 33 habitants font une déclaration dont 5 pour 2 fusils. Il est toutefois probable que comme souvent en de telles circonstances, on ne déclarait que les vieille pétoires, les armes de valeur étant dûment graissées, emballées et cachées à l'abri d'une éventuelle perquisition. 23 février : nouvelles réquisitions. Les habitants qui possèdent des bœufs ou des vaches doivent verser 10 livres de froment par paire. On recense sur la commune 102 paires qui donnent donc lieu à une contribution de 1020 livres de froment. 17 avril : rétablissement de la royauté. « l'administration municipale de Teyjac déclare donner son adhésion aux actes du sénat et du gouvernement provisoire pour la déchéance de Napoléon et le rétablissement des Bourbons au trône ; le même veus c'est aussi fait entendre des habitants de la commune adressant tous en action de grâce leurs prières au ciel ; les hommes et les femmes ont rivalisé indistinctement de mêler leur voix au son des cloches en réjouissance de cet évènement heureux qui rappelle les dignes successeurs de St Louis pour régner sur nous avec l'olivier de la paix ; ce jour qui est le présage du rétablissement de l'ordre dans toute l'Europe, devient spécialement pour notre nation la faite des mères de famille et de tous les bons français. Vive Louis XVIII, vive les Bourbons » 24 avril : discours prononcé par le maire à l'église, à la gloire de Louis XVIII : « Habitants de Teyjac, les armées victorieuses des grandes puissances de l'Europe ont rappelé la dinastie des Bourbons au trône de France et le roi Louis XVIII c'est fait entandre d'après le décret du sénat qui à cet effet a établi un gouvernement provisoire et prononcé la déchéance de Napoléon. Combien de fois notre cœur a été oppressé de vous transmettre l'ordre pour faire marcher vous et vos enfants sous les drapeaux qui trop souvent ont ensanglanté notre sol et des régions éloignées au hasard des conquêtes qui ont en fait précipité la chute de Bonaparte en sacrifiant plusieurs millions de nos forces et de nos alliés ; … aujourd'hui, l'aigle de Napoléon dont le vol rapide et les serres ont déchiré la France et de vastes états, cet aigle est enfin abattu, et le retour du lis, emblème de la candeur adoptée par nos anciens rois flotte sur les tours de Paris et les grandes cités du royaume ; puisse cette couleur vierge être le signal d'une heureuse paix et le terme de nos malheurs. Oubli du passé, clémance et justice sont les expressions magnanimes du monarque qui vient nous gouverner. C'est le frère de Louis XVI, victime par une faction dont l'horrible attentat des régicides ont la pluspart subi la peine de leur forfait, ou sont livrés à leurs coupables remords et à l'infamie et dont les faites funestes ont attiré sur nous une guerre meurtrière qui depuis plus de 20 ans a mis toute la France en deuil ; la providance après avoir permis ces terribles évènements, touchée de notre repentir en réparation du crime des grands coupables ou de la faiblesse de ceux qui auraient pu les prévenir, nous rend enfin les Bourbons, nos princes légitimes depuis plus de 800 ans qu'ils avaient été élevés au trône de France ; soyons désormais empressés d'être fidèles à cette dinastie dans tout ce qui pourra concourir au bonheur de leurs majestés royales … Vive Louis XVIII »
11 mars. Comme le drapeau tricolore, l'arbre de la liberté est victime de la chasse aux symboles révolutionnaires : « L'arbre dit de la liberté dans le sens des révolutionnaires fut abatu sur ma proposition au conseil dès l'arrivée 1ère du roi et réduit en planche à l'usage de l'écurie du presbytèrede la commune. Tel a été l'emploi honorable que nous avons cru lui convenir. » 3 novembre : Le préfet de Dordogne, baron de Montrevaux, colonel, chevalier de l'ordre royal et militaire de st … , de la légion d'honneur et du croissant de Constantinople confirme la nomination du maire et de l'adjoint. Ceux-ci avec tout le conseil, prêtent à nouveau serment de fidélité au roi. 10 novembre : Un arrêté de la préfecture demande d'employer les mendiants valides à la réparation des chemins vicinaux. Le conseil répond que les mendiants recensés au nombre de 19 sont soit des vieillards, soit des enfants ou des infirmes et que les récoltes suffisent à peine à nourrir les agriculteurs ; il propose donc d'ajourner les travaux en question. Il propose aussi une contribution de 900F payable par les plus gros contribuables de la commune pour acheter du grain, chacun des gros contribuables se chargeant chaque samedi à tour de rôle de cuire le pain et de le distribuer aux pauvres mendiants. En contrepartie, ils pourraient les employer aux tâches les moins pénibles. 1817 25mai : Plaintes sur le maraudage : « Il nous a été fait des plaintes que certains quidams se permettent d'arracher les pommes de terre à mesure qu'elles naissent ; le dommage sans doute, ne peut être fait que par ceux qui sont dans le besoin : quoi qu'il en soit, cette conduite est toujours répréhensible, et les expose, s'ils étoient dénoncés, à des peines que nous désirons leur éviter ; les maraudeurs qui font ce pillage ne peuvent ignorer les tords qu'ils font aux propriétaires et que leur enlevant cette semance, ils font perdre dix fois le produit de l'agriculture ce qui devient au désavantage de tous ; si cette année de disette les expose à demander pour soutenir leur subsistance, cette position est pénible à la vérité : mais qui devient non moins humiliante et même plus honteuse pour les personnes qui peuvent faire la charité et qui osent s'y refuser. Nous aimons à croire qu'il n'y a qu'un très petit nombre dans cette commune, à qui l'on peut faire le reproche qui serait un signe de réprobation parmi leurs concitoyens. » 15 décembre : Le maire Desrivailles établit un état des avances qu'il a personnellement accordées pour l'église et le presbytère. 1818 28 juillet : délibération sur le cimetière. « Le conseil… a voté unanimement qu'une partie de terre appelée de la croix et du pré macon proche le vieux cimetière, appartenant à la dame Manadau du Cousset était le local le plus convenable à l'usage des inhumations tant par sa position et la faculté de le clore de murs à moindres frais possibles, que par la proximité de l'église… » Le maire est mandaté pour contacter la propriétaire et désigner un arbitre qui estimera le prix. Pour le financement, on propose une taxe extraordinaire et la vente de communaux situés dans les dépendances de Lauterie, du Chatelard et des Planes, le surplus devant servir aux réparations de l'église et du presbytère. Tout cela avait déjà été évoqué en 1809. Le maire précise : « Dès que le déplacement du cimetière pourra être effectué, son lieu sera délors converti en place publique où il sera fait des plantations d'agrément aussitot que les restes mortels pourront être transportés dans le nouveau cimetière sans inconvénient. »
25 octobre, discours sur la victoire du nord : « Nous avons déjà fait connaître par l'affiche du bulletin les avantages remportés sur la Russie cette puissance du nord qui oubliant la foi du traité, s'est laissée entraîner au soufle de la discorde et l'orgueil de l'ancienne albion qui croyant anéantir le commerce et l'industrie nationalle vouloit augmenter ses richesses en diminuant celle de l'empire français dont la chute auroit entraîné inévitablement ses autres alliés. Pour déjouer cette puissance et soutenir une guerre lointaine et aussi dispendieuse étoit une entreprise effrayante pour la nation si elle n'eut été secondée de nos frères d'armes et du génie guerrier de Napoléon, les combats de Mossilouk ( ? ), Smolouk (Smolensk) et la Moscova ou plusieurs milliers de bouches à feu ont vomi la mort, ont enfin décidé la victoire et Moscou, cette capitalle du czar rivale de St Pétersbourg est à notre pouvoir. (note 1) Si plusieurs de nos braves militaires ont trouvé une fin glorieuse sur le champ de bataille, la peste de l'… a été beaucoup plus considérable en soldat, officier et généraux tués ou faits prisonnier et le reste en fuite (note 2) ; malgré la rage des furibons vaincus à faire de cette grande cité un océan de flamme où ils ont fait bruler plus de trente mille de leurs malades ou blessés, et incendié les trois quart des édifices, il nous est resté encore beaucoup de richesses et d'immenses approvisionnements. D'autres avantages de l'armée du centre en Espaigne annonce aussi la pacification prochaine des révoltés ou plutot des hommes trompés de cette puissante monarchie ; tant de succès prouverons à la postérité ce que peut la valeur française à l'aide de son invincible empereur et s… de la protection irrésistible que le Dieu des armées accorde à ses vastes desseins. Sa Majesté Napoléon voulant rendre grâce de ses succès à la divinité et ayant fait connaître par la lettre dattée de Moscou à tous les évêques de France son intention de faire des prières publiques ; vous êtes alors invité de vous conformer au mandement du Seigneur évêque et vous réunir à l'heure indiquée par le portier afin de chanter un te deum en reconnaissance de la faveur que Dieu vient d'ajouter à nos triomphes. Cette piété de Napoléon est un exemple à nous fortifier dans les vertus religieuses ; en adressant nos prières au ciel pour la conservation de sa personne auguste et la prospérité de l'état, il faut aussi nous en montrer les fidèles sujets.» 19 novembre 1812 Appel aux conscrits de 1813 pour se rendre à la préfecture devant le cabinet de recrutement. « Loin de vous affliger des fatigues de la guerre et de la privation d'être parmi vos parents les plus chers, il faut se reporter sur la providence et savoir que vous en obtiendrai récompense…» 6 décembre 1812 Discours sur le couronnement de l'empereur : « … en leur rappelant aussi l'anniversaire du couronnement de notre empereur et de la victoire d'Austerlitz – ( note3) d'après notre croyance et le témoignage de l'Ecriture, les jours de dimanche qui sont institution divine ont été consacrés au repos de l'homme… En vain quelques personnes dont l'aveuglement ou influence du cabinet ennemi parmi lesquels étoient trois généraux et complices ont conspirer pour renverser le throne et détruire le droit de l'accessibilité à cet enfant le roi de Rome qui semble avoir pris naissance pour consolider le grand ouvrage élevé par son auguste père avec autant d'admiration pour notre bonheur que pour la gloire de sa postérité ; il est arrivé que les auteurs de cet odieux régicide attirant sur eux l'indignation publique ont été arrêtés et qu'ils ont subi peu de jours après la peine de mort en réparation de leur horrible attentat .(note 4) Combien de grâce nous devons à la divinité et la faveur qui nous a été accordée à garantir de l'horrible complot des régicides et à protéger aussi ostensiblement les jours de leur majesté Napoléon, de Marie-Louise et du roi de Rome que ces augustes noms restent présent à notre pensée par ce demander chaque jour à Dieu leur conservation, et de même qu'il va être chanté un Te Deum pour célébrer l'époque du couronnement de l'empereur et de sa victoire à Austerlitz, unissons tous nos prières à celles du pasteur de cette église afin que nos armées aussi triomphantes à Moskou du tirant qui les conduit forcent enfin les puissances étonnées d'accepter une paix durable qui ramène près de nous nos enfants et nos frères et que les princes coalisés cessent d'être les ennemis de notre nation et en deviennent pour toujours les fidèles alliés. »
A partir de 1808, nous disposons d'une chronologie précise de la vie de la commune basée sur l'exploitation des registres de délibération des conseils municipaux. Pour les transcriptions, j'ai respecté l'orthographe du texte original, me limitant à ajouter au besoin accents, ponctuation et majuscules afin d'en faciliter la lecture.
26 août : arrêté sur la chasse « En exécution de la loi du 30 avril 1790 et l'arrêté de la préfecture du 1er juillet dernier, il est défendu à toutes personnes de chasser en quel tems que ce soit sur le terrain d'autrui sans son consentement sous peine de 20 francs d'amende et de payer les dommages qu'on aura fait. Il est aussi ordonné à tous ceux qui ont des chiens de les fermer ou de les talocher (?), ceux qui en trouveront dans leurs vignes sont autorisés à les tuer sans préjudice des dommages occasionnés envers ceux qui ne se conformeront pas à cet avis. » 12 septembre : arrêté sur les vendanges « Sur les plaintes à nous faites que des quidams devancent l'époque à ramasser les vendanges sans égard au préjudice , ce qui peut en résulter que d'autres se permettent d'aller nuitament piller dans les vignes de leurs voisins. … est arrêté : Art I Les vendanges sont provisoirement suspandues jus qu'à 21 du courant inclusivement eut égard à la non maturité du raisin. Art II Les principaux propriétaires agriculteurs sont invités de nous faire connaître avant le terme de cette époque s'il convient d'en proroger la suspension… Art III Dans le cas où il ne nous sera fait nulle représentation jusqu'à ce (mot manquant) la prohibition portée sur l'article I cessera passé le 21 de plein droit. » L'article IV rappelle les peines encourues par les contrevenants. 1819 12 juillet. Après la mise à mal des symboles de la révolution, on s'en prend cette fois aux symboles de la monarchie : « Ce jourd'hui 12 juillet 1819, nous maire… instruit que des quidams s'étoient introduits dans l'église le jour précédent environ les 5 ou 6 heures du soir sous le prétexte d'examiner des réparations déjà faites et ayant porté leurs regards sur les armoiries de France que nous y avons fait placer depuis la rentrée du roi, ils s'étoient permis en proférant des expressions outrageantes envers la majesté royale, d'effacer entièrement les trois fleurs de lis avec la pointe d'un sabre. Nous étant aussitôt transportés sur les lieux, avons en effet remarqué que les fleurs de lis étaient entièrement effacées et que la couronne était aussi un peu endommagée; sur les interpellations par nous faites aux habitants du bourg les plus proches de l'église, savoir Bonithon Cerrier fils, Bonithon dit ‘le petit Faure', Jean Bonithon aussi Faure et Jeane Bonithon lesquels nous ont déclarés qu'étant ensemble réunis en face et à peu de distance de l'église, ayant entendu du bruit et sur les cris d'une fille en bas âge effrayée sans doute des jurements proférés par les quidams ; ils étoient dès lors accourus et virent seulement dans l'église Léonard Garine, charpentier résident de la commune qui étoit dans un état complet d'yvresse et le nommé Pincou, aussi charpentier habitant anciennement la commune de Varaignes et travaillant pour le présent dans la commune du Bourdeix ou St Estèphe lequel portoit des coups de sabre sur la couronne royale… Ayant aussi demandé aux déclarants pourquoi ils n'avaient pas désarmé le furieux qui n'a pas le droit de port d'arme auraient répondu qu'ils avoient craint de trop s'exposer et malgré sa résistance ils étoient néanmoins parvenus à le faire sortir de l'église, que leur ayant aussi fait la demande si le dit Pincou étoit aussi ivre nous ont répondu qu'il ne l'était pas à beaucoup près autant que ledit Garine … » 13 septembre. La vente des communaux a été autorisée et annoncée par affichage depuis le 28 août. Le 13 septembre a lieu la vente à la bougie. Le premier communal appelé ‘de la cave et dépendance de Lauterie' est acquis par Morfrand Dapien pour 196 F après que la 5ème bougie se soit éteinte sans nouvelle enchère. La 2ème adjudication concerne les communaux ‘du cheval' et ‘des Planes' vendus ensemble à la 7ème bougie au même acquéreur pour 393 F.
« Habitants de Tejac, après vous avoir donné lecture de la proclamation du roi, l'ordre du jour du commandant de ce département et l'arrêté de la préfecture sur le rétablissement du gouvernement royal, félicitons nous de cet évènement aussi glorieux pour le monarque qu'avantageux, il faut … pour le bonheur de tous. En nous rappelant le jour de la convocation à la nomination du maire et l'adjoint de cette commune outre que l'un et l'autre vous ont manifesté leur satisfaction à mériter votre confiance, j'ajoutais que le sentiment est d'autant plus agréable à leur souvenir que vos suffrages sont en harmonie avec les ordres du roi qui est heureusement remonté sur le trône et que votre choix avait enfin obtenu l'approbation du gouvernement établi après la chute de l'usurpateur Bonaparte , époque où la malveillance et les séditieux s'agitaient encore à bouleverser la tranquillité publique comme il est arrivé dans plusieurs communes depuis la rentrée du tyran Napoléon ; heureusement que le bon accord des paisibles habitants de Tejac les a garantis de ces agitations scandaleuses et qu'en reste-t-il à ses furieux partisans sinon la honte de leurs infâmes projets de rébellion dans l'ordre social et plus particulièrement envers les Bourbons ces maîtres des couvents de St Louis dont la puissance fait le tourment de leurs ennemis ; envers cette auguste dynastie qui nous a gouverné plus de 800 ans avec autant de sagesse que de modération et qui par une prévoyante sollicitude aussi éclatante pour leur gloire qu'utille à notre bonheur ont ramené parmi nous les puissances de l'Europe afin d'anéantir pour jamais la perfidie des traîtres et briser le sceptre de fer que l'usurpateur audacieux et ses complices vouloient encore saisir pour régner sur la France au nom disoient-ils de la liberté ; ici, qui ne sait déjà combien les mots de liberté dégénèrée en licence criminelle ont été funeste en France et dans toute l'Europe par la destruction, vous l'aver éprouvé trop, de vos enfants et de vos frères. Enfin pour se jouer complètement des hommes crédules, ne fut t-on pas servi du mensonge et de l'imposture la plus grossière pour égarer l'opinion publique sur le retour des dîmes et des rentes qui depuis plus de vingt ans ont été abolis sous le meilleur des rois. Jamais notre monarque, je l'affirme en présence des autels, n'a fait connaître l'intention de rétablir les anciennes prestations : mais bien sa résolution à réprimer tout ce qui porte l'empreinte des abus au droits arbitraires et faire propager au contraire de bonnes institutions pour le bien être et le bonheur de ses sujets. A l'exemple de cette bienveillance royale et par laquelle nous devons mieux croire, oublions avec tous les coupables, oublions ces jours de perfidie et de malheur pour nous rappeler que des avantages du reigne pacifique de Louis le désiré, rallions-nous tous sincèrement aus lis de nos anciens rois et sous le drapeau blan sans tache que nous arborons aujourd'hui, il nous est offert pour gage de notre union avec l'amour paternel du monarque qui doit pour tous les français être le signal de la réconciliation et de leur fidélité aux Bourbons nos légitimes souverains. Vive le roi !» 1816 20 janvier : nouveau discours du maire qui ne manque pas une occasion de rappeler qu'il est décoré du lys par le roi et prestation de serment de deux nouveaux membres du conseil désignés par la préfecture. La majeure partie du conseil élu le 25 mai reste en place. 28 janvier, déclaration sur le drapeau tricolore : « Le drapeau tricolore a été déplacé du clocher aussitôt le retour du roi et remplacé par le drapeau blanc aux fleurs de lys et armes de France ; ce premier qui trop longtemps fut un signe de révolte a été déchiré et mis à lambeau en notre présance et le souvenir en est disparu à la joie et satisfaction des habitants de Tejac ; Si celle de tous dans les autres communes avait été sincère, il n'aurait pas falu de loi sur le roi séditieux et il ne serait besoin non plus de commissaire et de garde pour surveiller l'ex impérial usurpateur à St Hélène. » 8 mars :En réponse à une demande du sous-préfet, le maire communique les renseignements suivants au sujet de son adjoint Macary 1 Macary Pierre 2 né le 5 octobre 1764 3 agriculteur, ex-procureur et maire sans être un révolutionnaire exalté 4 agriculteur et actuellement adjoint 5 veuf n'ayant qu'un fils proposé pour la garde nationale 6 jouissant environ d'un revenu de 2000F avec la réputation d'un homme de probité.
28 avril « … monsieur le maire ayant rappelé au conseil que la localité du simetière actuel attenant à l'églisse étoit nuisible aux habitans de Teyjeat par la mauvaisse odeur qu'on y respiré et que le transfert devenait urgent pour la salubrité publique ainsi que l'administration municipale l'avoit déjà reconnu dans ses délibérations des 26 pluviose an dis, 26 thermidor an 12 et 4 avril 1809 lesquels sont resté sans effets non obstant les instructions réitérée de la préfecture et l'invitation pressante tant de l'adjoint que plusieurs autres membres de l'administration. Le conseil ayant délibéré de nouveau sur cet objets en considérant l'inexécution de ses délibérations incohérente et répréhensible aux yeux de la loi, les membres du conseil sont d'avis que sans égard à la protestation insinifiante de l'ex maire en contradiction avec luy même arrette que sa délibération prise le 26 thermidor an 12 sorte sont plain et entier effet. » 29 avril : A cette date figure un intéressant tableau nominatif des habitants formant la garde sédentaire. 90 personnes sont recensées, entre 20 et 58 ans. S'agit-il de tous les hommes valides de la commune? Cela donne en tous cas un aperçu de la répartition de la population à cette époque, répartition qu'on connaîtra plus précisément lors du recensement de 1820: Beaumont : 8 Boisbernard : 2 Boisseuil :13 Bouchage : 3 Bouene : 6 Bouëre : 5 Bourg : 3 Braugnac : 5 Caillaud : 5 Chatelard : 9 Chauffour : 11 Forestier : 7 Galié : 1 Gourjout : 4 La borie : 1 Le Mège : 1 Lodonie : 1 Loterie : 1 Malibas : 3 Rondée : 2 Planes : 1 Quillat :1 Vaubrunet : 4
De 1808 à 1820
13 juin 1814. L'Europe en guerre n'arrête pas les conflits de voisinage : La dame Autiers porte plainte contre Jean Gautier dit ‘le grand' pour dommage causé par sa chèvre dans un hayé appelé des Baisses. Le dit Jean Gautier prétend au contraire que c'est à lui à réclamer des dommages car un coup de fusil a été tiré à sa chèvre dont elle est blessée . 28 juin, nouveau discours du maire : « Il n'est sans doute aucun ici dont l'âme ne se soit émue d'un souvenir douloureux sur la mort funeste des personnes augustes qui font aujourd'hui dans cette église l'objet de notre réunion afin d'adresser au ciel les justes regrets que nous devons aux manes de Louis XVI et Louis XVII, et la reine, et madame Elisabeth de France, tous lesquels ont succombé sous la fureur du vandalisme d'une poignée d'hommes pervers qui, ayant teint leur main du sang du meilleur des rois et de son auguste famille, ont aussi refusé à ses honorables victimes le droit des tombeaux dans les mêmes temples qui furent élevés par leurs pères nos premiers rois chrétiens. Aujourd'hui qu'il nous est permis après vingt ans d'oppression d'élever la voix et leur rendre des publiques prières, réunissons les nôtres à celles des pasteurs catholiques !... » Le maire reprend ensuite presque mot pour mot son discours du 24 avril. 25 septembre Après l'office, les membres du conseil prêtent serment d'obéissance et fidélité au roi. 25 octobre : Délibération sur l'église et le presbytère qui ont besoin de travaux : Une grande partie de l'église est sans pavé, un des murs adossé au presbytère menace ruine à cause du mauvais état de la toiture, plusieurs cloisons du presbytère sont pourries de vétusté… Le devis estimatif des réparations est de 290F. 26 décembre : déclaration des Marguilliers Nadaud et Chatelard sur l'état des finances de la fabrique. On y apprend au passage que la toiture de l'église avait été endommagée par un orage en 1792. 1815 8 février : A l'occasion de la commémoration de la mort de Louis XVI (21janvier 1793), le maire reprend dans un discours ses thèmes favoris et de nombreux passages de ses discours précédents. 2 avril : « Le 2 avril 1815 reçu de la préfecture et publié la proclamation avec les décrets de Napoléon Bonaparte depuis sa rentrée et son rétablissement au trône de France ; à la suite de cette lecture, il a été fait par nous un discour analogue à la circonstance, où nous avons rappelé les motifs de la défection aux armées et du gouvernement qui ont entraîné la chute de la dynastie des Bourbons et fait le triomphe et la gloire de Napoléon, le cri de ‘vive l'empereur' s'est fait entendre et le drapeau tricolore placé sur le clocher aux acclamations du peuple, chaquun c'est livré le reste du jour à des transports de joie et de réjouissance selon la localité. » L'empereur est de retour aux tuileries depuis le 20 mars mais l'information a mis près de 2 semaines pour parvenir à Teyjat..
1820 4 mars : Après l'attentat du 13 février qui coûta la vie au duc de Berry, neveu du roi Louis XVIII, le maire et le conseil écrivent au roi, comme semble-t-il le firent de nombreuses communes à l'annonce de cet évènement. Mot d'ordre ou réaction spontanée ? « Le maire de la commune de Tejac et les membres du conseil municipal A sa Majesté roi de France Sire C'est avec une affliction extrême que les habitants de Tejac ont appris le monstrueux assassinat d'un fils de France, le descendant de St Louis. Permettez qu'au cri général de douleur déjà préludé par des écrivains courageux, nous sollicitions votre Majesté de faire prendre les mesures à prévenir de nouveaux attentats et dans l'application de vos paroles magnanimes, homme par le cœur et non par devoir, écarter les flateurs dangereux qui souvent ob… votre auguste personne, fraper sans ménagement les factieux, rendre impuissants ceux rejettés avec horreur de la société qui, au 21 janvier ont aussi fait répandre le sang du Juste courroné, enfin comprimer la doctrine des ultra-libéraux … prononcé du trône et de l'autel que les bons français verront au contraire toujours avec une glorieuse satisfaction être occupé par la dynastie des Bourbons comme étant les plus fermes appuis de la vrai religion. C'est dans ses sentiments de dévouement le plus respectueux que nous jurons tous à défendre les droits de votre courone et de vivre et mourir vos fidèles sujets. Ont signé : Desrivailles, Chatelard, Labrousse Mirbeau, Malary, Victor Lagrange, l'aîné Nadaud, Ribadeau Dumaine, Morfrand Dapien et Dapien. » 16 juin : nouveau-né ‘exposé' à l'église. « Ce jourd'hui seize juin mil huit cent vingt à six heures du matin s'est présenté à la mairie de Tejac Nadaud l'ainé … lequel nous a déclaré que son fils ainé se rendant à l'église pour … il avait vu un panier au bor de la porte de l'église dans lequel était un enfant nouveau né qui y avait été exposé. Nous étant aussitôt transporté au chef lieu de la commune, avons aperçu à notre arrivée que plusieurs personnes entraient au même instant dans l'église et que les ayant suivis, nous avons reconnu les femmes Bonithon et Nadaud cette dernière ayant sur ses bras un enfant à laquelle avons demandé si c'était celui qui avait été exposé, elle nous a répondu affirmativement et que le desservant de la commune avait donné l'eau à cet enfant qui paraissait en danger de perdre la vie ; interrogée de quel sexe, elle nous a déclaré que cet enfant était du sexe féminin et paraissait avoir trois ou quatre jours, qu'il étoit plié d'un mauvais linge et d'étoffe en laine de racort très usé ayant aussi un mauvais linge qui lui plioit la tête ; Ayant aussi interpellé monsieur Dumaine, prêtre desservant de nous déclarer s'il avait ondoyé l'enfant, sa réponse a été affirmative et nous a ajouté lui avoir donné le nom de Jeanne auquel nous avons ajouté celui de Régis correspondant au saint du jour ; que nous étant informés d'une nourrice s'est présenté alors Anne Gaudon … qui nous a déclaré vouloir se charger de nourrir l'enfant lequel nous lui avons remis de suite à la charge de le présenter à MM les administrateurs de l'hospice s'ils approuvent qu'elle le nourrisse à salaire competant de quoi il a été dressé procès verbal… » 8 août : A la demande du préfet, on trouve à cette date un intéressant tableau de la population, reproduit ci-dessous :
Accueil